Pour une médecine indépendante, bienveillante, et fondée sur des preuves.

Il y a quelques jours est parue une tribune, signée par des médecins, réclamant que les pouvoirs publics et l’Ordre des médecins interviennent pour mettre fin à la promotion par les médecins eux-même de thérapies invalidées scientifiquement.  Face à ce manifeste qui réclame clairement l’interdiction de certaines pratiques assimilées à des « fake médecines », on a vu poindre de nombreuses et vives réactions indignées, parfois même violentes verbalement. Et pour cause, l’homéopathie par exemple est particulièrement répandue en France et prescrite par de nombreux médecins. C’est l‘occasion pour moi d’expliciter ma position sur le sujet (un article garanti sans aucun scoop, si vous traînez par ici depuis un moment). Je ne suis pas médecin, je n’exerce aucune profession médicale, je n’ai pas fait d’études en lien avec cette pratique (je n’ai même pas fait S au lycée). La posture que j’exprime ici est fondée à la fois sur ma mise en pratique des outils de l’esprit critique, et sur une position politique. Je peux la résumer de la façon suivante : je soutiens sincèrement le message fondamental des signataires et leur lutte pour une médecine fondée sur les preuves scientifiques, je me sens solidaire de la démarche. Il y manque toutefois pour moi des aspects clés du débat qui, je pense, renforceraient le propos. Si les auteurs.trices ont leurs propres raisons de ne pas les aborder dans une tribune qui s’adresse moins aux patients eux-mêmes qu’au monde médical et aux décideurs, nous nous devons de le faire ailleurs.


Vous avez peut-être eu le temps de lire cette tribune dans les jours précédents, ou vous venez de l’ouvrir à la lecture de mon introduction… Vous pourrez alors constater la chose suivante : il s’agit d’une tribune volontairement clivante et qui ne mâche pas ses mots, puisque son intention est de faire réagir le monde médical sur des évolutions préoccupantes et pas nécessairement de faire preuve de pédagogie envers les patients qui apprécient les thérapies dénoncées (il y a d’autres espaces pour cela). Il est de ce fait difficile de la mobiliser dans une discussion avec des tenants de ces thérapie, sans prendre le risque de tendre rapidement la discussion.  Si je peux comprendre humainement que certains se soient sentis froissés à la lecture de termes comme « charlatans », je considère cependant que le texte n’est pas insultant en lui-même, au contraire de nombreuses réponses… Surtout, le site internet offre de nombreuses explications et des sources solides. D’un point de vue scientifique et éthique, la tribune est légitime, et comme les auteurs.trices le soulignent, cohérente avec le code de déontologie de la médecine. Pour la suite de cet article, je vais m’appuyer sur un extrait des requêtes formulées par cette tribune, requêtes adressées à l’Ordre des médecins et aux pouvoirs publics :

« Exiger de l’ensemble des soignants qu’ils respectent la déontologie de leur profession, en refusant de donner des traitements inutiles ou inefficaces, en proposant des soins en accord avec les recommandations des sociétés savantes et les données les plus récentes de la science, en faisant preuve de pédagogie et d’honnêteté envers leurs patients et en proposant une écoute bienveillante. »

Cette revendication, à laquelle j’adhère évidemment sans réserve, m’intéresse particulièrement. Elle contient en effet des éléments que la tribune n’explicite pas ou peu. Je ne ferai pas le procès de la tribune ici, comme je le mentionnais plus haut je pense en effet que les auteurs.trices avaient de bonnes raisons de ne pas vouloir traiter davantage de ces aspects : ne pas se disperser, avoir des requêtes claires et précises vis-à-vis des autorités, centrer le propos sur la question de la médecine fondée sur les preuves. On l’a dit, le texte vise à faire bouger les lignes au sein du monde médical sur la question des pratiques non éprouvées scientifiquement, pas à engager une discussion sympathique avec des utilisateurs.trices de thérapies dites alternatives. C’est en revanche l’objectif de ce blog que d’engager des discussions à petite échelle sur ces questions. C’est pourquoi j’avais envie de creuser un peu la question des « traitements inefficaces » d’une part, et celle de la « pédagogie, de l’honnêteté et de l’écoute bienveillante » d’autre part. En trame de fond, ma position est la suivante : si on veut s’attaquer sérieusement à la question des thérapies « alternatives » non fondées scientifiquement et combattre leur influence dans le monde médical, il nous faut nécessairement nous pencher sur les questions de l’indépendance médicale et de la relation de soin.

Parmi les traitements inefficaces ou déconseillés par les recommandations les plus récentes, on ne trouve pas seulement des traitements « alternatifs »

Un exemple concret en est la liste de médicaments à écarter publiée annuellement dans la revue indépendante Prescrire… liste qui contient des médicaments bien connus comme le Voltarène ou le Rhinofluimicil, mais aussi des traitements prescrits dans le cadre de thérapies anticancéreuses, par exemple. Je vous laisse découvrir ça. Selon les cas, ces médicaments sont soit inefficaces au vu des données scientifiques les plus récentes, soit présentent une balance bénéfices/risques défavorables. Or nombre de médecins en prescrivent encore spontanément. C’est ainsi que cette semaine, amenée à consulter un médecin pour une rhino-pharyngite carabinée qui a conduit à un arrêt de travail, je suis repartie avec un traitement de cheval sans avoir percuté à temps pour refuser le fameux Rhinofluimicil à la pharmacie… Bon il y avait aussi bien trop de médocs par rapport à ce que nécessitait l’état d’un patient déjà en voie d’amélioration il me semble, mais c’est une autre question : j’ai la chance de pouvoir me reposer plutôt que de me bourrer de médicaments pour reprendre le boulot au plus vite. En tout cas, si j’essaie une seconde de me mettre à la place d’un patient lambda, qui a peu le loisir de s’informer sur ces questions, voilà l’impression générale fréquente : une prise en charge ultra-rapide même si le ou la médecin reste généralement souriante et sympathique, une compréhension souvent très floue de ce qu’on a (est-ce un virus, autre chose?), une forte médication dont on ne comprend pas toujours tout non plus, et qui s’avère parfois injustifiée du point de vue scientifique… Rajoutons à ça les accessoires de bureaux aux couleurs de labos pharmaceutiques dans beaucoup de cabinets, la vague connaissance de l’existence de « visiteurs médicaux », et les ingrédients sont réunis pour une défiance envers l’institution médicale qui n’est pas à imputer entièrement à des manoeuvres de la part des promoteurs de thérapies « alternatives ». Ce n’est pas forcément la faute des médecins eux-même, il n’empêche, sans réponses proposées à ces questionnements, le tapis rouge est déroulé à nombre de pratiques douteuses. Et pointer l’incohérence scientifique de celles-ci voire leurs dangers risque de ne pas suffire, même si c’est nécessaire.

L’indépendance médicale est une condition pour une pratique éthique et rigoureuse sur le plan scientifique.

Dans un livret réalisé en 2015 par des étudiants en médecine sur la base de celui édité par l’OMS, on peut lire en introduction la phrase suivante : « les conflits d’intérêts constituent un risque sanitaire, ils ne relèvent pas que d’une question morale ». Je trouve le propos particulièrement percutant (il est évidemment étayé par la suite du texte). Le livret commence par synthétiser les moyens d’influence de l’industrie pharmaceutique les plus communs  : divers cadeaux, repas ou voyages,  campagnes de communication ciblées, influence de « leaders d’opinion » rémunérés par l’industrie… Est-ce que cela a quelque chose à voir avec le Rhinofluimicil qui me reste sur les bras ? Tout de même, oui. Même si le choix des médicaments prescrits n’est (heureusement) pas toujours le fruit d’influences directes, d’autres biais entrent en jeu : on va suivre les recommandations d’experts qui ne sont souvent pas tout à fait indépendants, ou ceux de collègues qui sont moins regardants que nous, prescrire celui qu’on a reçu gratuitement comme échantillon et qu’on a bien en tête… ou encore plus simplement, le médicament le plus connu, celui qui nous vient à l’esprit comme une évidence. Tellement évident que le lien entre la pathologie et lui devient automatique, et qu’on ne va pas retourner vérifier tous les ans où en est l’état des connaissances sur le sujet. Il faut dire que la pratique de la médecine est fatiguante et chronophage, et les médecins n’ont pas systématiquement le temps nécessaire à ces vérifications. C’est ce que souligne le livret, mais on peut noter cependant que des revues comme Prescrire et des associations comme le Formindep mâchent une partie du travail pour ceux qui veulent bien consulter ces ressources. Se rajoute à tout ça l’inertie de l’habitude.

Alors bien sûr, il y a une grande différence entre cette situation et ce qui est pointé dans la tribune : une thérapie comme l’homéopathie est purement et simplement invalidée en dehors de son effet placebo, tandis que la prescription de médicaments moins efficaces que d’autres ou présentant trop d’effets secondaires n’invalide pas pour autant les méthodes scientifiques qui permettent de mettre les médicaments au point. Toutefois, dans les deux cas, des données scientifiques sont ignorées, avec des risques pour les patients.

Le choix de l’indépendance n’est pas sans coûts pour les médecins : des consultations plus longues pour expliquer la légèreté de la prescription ou le choix d’un médicament ancien, des revenus moindres. C’est pourtant fondamental, et le site FakeMed souligne d’ailleurs dans une réponse de la FAQ relative à l’encadrement par les médecins des thérapies alternatives qu’ « un médecin doit également pouvoir dire que certains problèmes ne nécessitent pas de traitement. ». Soit j’ai eu vraiment peu de chance jusque là (possible !), soit on en est encore loin… Plus embêtant encore peut-être, j’ai déjà entendu ou lu des médecins expliquer que leurs consultations étaient peut-être expéditives mais qu’au moins elles étaient fondées sur des preuves scientifiques et que c’est ce qui importait le plus. Voire même assimiler le besoin d’écoute et de compréhension des maux à des formes de caprices de la part des patients, et de surenchérir : ils ne sont peut-être pas contents, mais au moins ils sont soignés… Honnêtement, j’ose espérer que cela constitue une minorité de médecins : que la profession ne permette pas actuellement de faire mieux que cela, c’est possible et je le comprends, qu’il faille s’en contenter, je ne le pense pas. Je suis profondément convaincue que la qualité de la relation de soin et le temps qui y est accordé représente une large partie du problème, notamment parce que nous avons de bonnes raisons de penser que c’est une motivation importante pour se tourner vers des thérapies alternatives.

Quid de la pédagogie, de l’honnêteté et de l’écoute bienveillante ?

Je passerai plus rapidement sur ces aspects qui ont déjà été en partie abordés à travers les paragraphes précédents. La question de l’honnêteté est multiple : elle peut concerner l’efficacité réelle d’un traitement, mais la transparence sur les liens d’intérêt des médecins n’en fait-elle pas partie, elle aussi ? À ce titre, une pratique honnête et transparente de la médecine doit pouvoir impliquer une capacité de la part du médecin à justifier la démarche qui préside à ses choix (à défaut de les expliquer tous chaque fois ce qui n’est pas toujours possible !) : voilà pourquoi je vous prescrit ce médicament-là, en revanche pas celui-ci car bien que son nom soit familier, ses risques secondaires sont trop importants. Et pas non plus de l’homéopathie, car vous vous en tirerez aussi bien en laissant le temps faire son œuvre et en vous reposant. Honnêteté et pédagogie sont nécessairement liées : si on commence à expliquer à un patient pourquoi on ne lui prescrit pas la même chose que d’autres, on s’expose à des questions devant l’éventuel désarroi de la personne. Réexpliquer toujours les mêmes choses n’est pas toujours drôle, tout le monde n’est pas un pédagogue dans l’âme. Mais à l’heure où les institutions médicales perdent la confiance des patients, il n’y a pas d’autre choix que de donner des gages d’honnêteté et cela nécessite parfois un peu plus de temps. Quant à la bienveillance, le mot est galvaudé et peut rapidement agacer des praticiens qui n’ont pas le sentiment d’être les bourreaux de leurs patients ! Et pourtant, il y en aurait des choses à dire sur la nécessité d’une écoute bienveillante qui ne s’en tienne pas à des voeux pieux… Sans revenir dessus en détails, nous avons eu assez de témoignages de maltraitances médicales pour qu’il apparaisse clairement que bien des choses doivent bouger dans le milieu médical (pensons aux jugements cassants que reçoivent souvent les femmes chez les gynécologues, ou encore à la grossophobie ambiante).  Comment s’étonner du succès de thérapies certes complètement invalidées du point de vue scientifique, mais qui proposent aux patients des consultations personnalisées, réalisées par des thérapeutes attentifs, patients, doux, dans des salles accueillantes, et qui durent parfois une demi-heure, parfois une heure, parfois plus ?


Conclusion : que faire de notre côté ?

S’adresser aux pouvoirs publics et à l’Ordre des médecins comme le fait la tribune contre les « FakeMed » a le mérite de frapper un grand coup médiatique. Il serait en effet souhaitable que ces autorités cessent de fermer les yeux sur certaines pratiques, d’autant que cette indulgence légitime aux yeux de nombre de personnes l’utilisation des thérapies concernées (l’homéopathie en premier lieu, mais pas seuement). Cependant, du côté des patients, toutes les critiques vis-à-vis du monde médical ne sont pas des fantasmes : l’influence des industries pharmaceutique est réelle et les blagues récurrentes des sceptiques sur « BigPharma » ne vont pas résoudre le problème. De même, la question de la relation de soin est fondamentale.  Ces inquiétudes, ces critiques doivent être entendues d’urgence : c’est la seule solution pour court-circuiter l’influence de pratiques pseudo-scientifiques qui jouent sur ce rejet. Aborder ces problématiques de front est pour moi la seule option politiquement cohérente et efficace sur le long terme. Mais alors, que faire ?

  •  S’informer sur les outils qui permettent d’évaluer l’efficacité des thérapies qu’on nous propose. Certains aspects sont délicats à appréhender comme la question de la définition de l’effet placebo.
  • Questionner ses médecins si on en a le courage : sur les traitements qu’ils nous prescrivent par exemple, sur leur avis concernant les « visiteurs médicaux », sur leur opinion concernant l’homéopathie, etc.
  • Chercher un médecin près de chez soi qui soit adhérent du Formindep (on peut les trouver sur leur site et d’après les infos récentes que j’ai pu avoir, la recherche devrait être facilitée à l’avenir)
  • Enfin, et ce n’est pas le moindre de ces aspects, être solidaire des luttes des personnels médicaux pour obtenir des moyens permettant de travailler dans des conditions acceptables. Si les professionnels libéraux peuvent parfois être confrontés à des difficultés dans leur pratique (avec des journées de travail très importantes), la pratique en milieu hospitalier devient un calvaire… et le nombre de dépression et de suicides est inquiétant. La défense d’une médecine de qualité, basée sur les preuves et bienveillante, est largement mise à mal lorsque les services publics de santé subissent des attaques de cette ampleur.

Je ne résiste pas à l’envie de clore cet article en vous proposant la lecture de ce pdf sur la question de la médecine et de ses alternatives. La dernière page propose quelques pistes d’actions en tant que patients… Et Richard Monvoisin de conclure : « Je hasarde donc un vœu : qu’on prenne l’efficacité de la médecine scientifique, et la douceur de la prise en charge des techniques douces, et qu’on créé une troisième voie, efficace et douce, mais aussi vraiment alternative : celle du combat pour des services publics de santé efficaces, égalitaires, mutualistes, patients, et délivrant une information fiable, contrôlable et indépendante des industries. »


Vous êtes médecin, vous voulez réagir ? Les positions exprimées sur certaines thérapies vous étonnent  ? 

L’espace des commentaires est là pour ça.

 

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22 réflexions sur “Pour une médecine indépendante, bienveillante, et fondée sur des preuves.

  1. C’est un article très intéressant, et je te rejoins sur tous les points que tu as cités. Je m’intéresse aussi aux pratiques alternatives (hors homéopathie, qui ne « m’emballe pas »), parce que je trouve qu’il y a un plus grand intérêt dans ces pratiques à trouver la cause, qu’à traiter le symptômes (là où la médecine générale m’agace grandement, peut-être est-ce simplement parce que la majorité des médecins ne fait plus cet effort, ou n’a plus le temps – ce qui n’est pas une excuse, même si c’est compréhensible).

    Je fais partie de ces femmes qui se sont pris des remarques des médecins sur leur poids (alors que je ne suis pas très grosse), pour, au final, trouver que le souci de santé que j’avais ne venait pas de là. J’ai été ballottée des mois à cause d’un souci de santé à l’estomac, uniquement parce que les médecins n’ont pas pris le temps de simplement me demander « comment vous sentez-vous ? »… car mon souci de santé venait de ma grosse dépression, et je ne pensais pas que ça pouvait créer ça dans mon corps.
    Donc oui, je suis pour une médecine plus bienveillante, pour des médecins plus à l’écoute, qui prennent le temps de considérer la personne qu’ils ont en face en PATIENT, et pas comme un ignorant qui ne sait pas détailler ses sensations, face à qui il faut avoir un comportement « supérieur », de dieu tout puissant.

    Par ailleurs, je suis pour que la médecine allopathique et les pratiques alternatives avancent main dans la main, en toute complémentarité. C’est d’ailleurs pour cela que j’apprécie le médecin généraliste sur lequel j’ai eu la chance de tomber : soigner sur une base allopathique, scientifique, sans surmédicamenter, et tout en s’ouvrant aux alternatives pour soulager des maux mineurs, ou des effets secondaires de la médecine allopathique.

    Enfin, j’ajouterai que si les médecins (là encore, je dis « médecins » de manière générale, je sais bien qu’il y a un grand nombre de médecins qui n’entrent pas dans cette généralité) prenaient vraiment le temps pour s’informer dans des domaines qui touchent la santé (l’alimentation, par exemple ! combien de médecins hurleraient « vous allez mouriiiiiir de malnutritioooon » si je leur dis que je suis végane, par exemple ?), ça réglerait pas mal de choses aussi…

    Bon, désolé pour ce commentaire décousu, il sort un peu du fond de mon petit coeur. Mais voilà mon avis sur la question 😉

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    1. Il n’est pas si décousu ! Merci d’avoir pris le temps de venir partager ici ton ressenti. Je pense effectivement que normalement les médecins doivent s’intéresser aux causes, il n’y a aucune raison de ne pas le faire, c’est le principe même de la médecine. Pour moi en fait il ne devrait pas y avoir d’un côté ce qu’on qualifie parfois d’ « allopathie » et de l’autre des « alternatives » : si ce sont des traitements efficaces pour soigner ou soulager un patient, alors ils font partie intégrante de la médecine. Mais c’est vrai qu’à l’heure actuelle beaucoup de pratiques dites alternatives affichent clairement une démarche plus « globale » qui s’intéresse par exemple au mode de vie (comme la naturopathie), et vu le contexte il est logique et compréhensible que cela les rendent populaires.

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  2. Bien d’accord. C’est intéressant vois-tu, car ma mère est anti-vaccins, pro homéopathie et pro psychanalyse, et alors que j’ai pu me défaire des croyances envers l’homéopathie et les vaccins, celle envers la psychanalyse ne part pas… en fait, mon sujet de thèse (si j’arrive jusque là^^) ce serait celui-ci « les concepts psychanalytiques qui empêchent la pensée » et la question de qu’est-ce qui tient sur le plan épistémologique? au début, je pensais que certains concepts avait été repris à la psychiatrie du 19e, ce qui pourrait expliquer certains archaïsmes, mais j’en suis un peu revenu… le problème, c’est surtout que la théorie psychanalytique n’est jamais historicisée, ce qui renforce la vision d’un magma informe sans fil directeur, et le fait que tout serait sorti de la tête de Freud (alors que… des tas de savants sont attentifs à leurs rêves, il reprend l’idée de la circulation du fluide dans l’hypnose et il l’individualise et le renverse pour en faire la libido, qui va du bas vers le haut et non l’inverse:vision évolutionniste darwinienne. Il reprend la bisexualité de Fliess son correspondant aimé, il reprend la pulsion de mort de Stekel, un de ses élèves, il écrit Totem et tabou contre Jung et les archétypes, tout seul il aurait pas pu faire grand chose. Le fantasme de l’auto-engendrement théorique est bien là^^ et souvent on projette sur freud notre propre rupture avec le 19e siècle, comme si le temps s’annulait et qu’il était notre contemporain)

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    1. Je trouve que la psychanalyse est plus difficile à appréhender pour le coup et je me sens moins à l’aise sur le sujet… Il y’a aussi une différence majeure, c’est qu’elle n’a pas toujours de prétention scientifique ou thérapeutique, ça dépend des courants, des personnes… Mais en tant que médecine elle semble quand-meme mise à mal. Merci pour ta contribution en tout cas ! Pas toujours facile de prendre de la distance avec des croyances de longue date

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  3. Moi y a un truc que j’ai remarqué chez les médecins, qui me révolte, c’est qu’ils sont prêts à TOUT pour facturer des actes (des opérations). Ils insistent et manipulent les patients qui sonnés, et manquant de fait de discernement, font une confiance aveugle à leurs médecins. C’est comme ça que ma grand-mère de 84 ans, s’est fait posé un Pace-maker à son insu. 84 ans ???? C’est plus l’heure de poser un Pace-maker ! Et puis, j’ai pleins d’autres cas dans mes proches d’opérations « forcées » ou menaçantes : si vous ne faites pas cette opération, vous allez crever. Et puis avec une seconde opinion, un médecin plus à l’écoute de son fameux serment d’Hypocrite ira contredire son confrère.

    Bref, ton article fût très intéressant en tout cas !

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    1. Oui la maltraitance médicale est autant une réalité que l’existence de médecins qui se battent contre ça (dont le célèbre Martin Winckler vers qui j’ai mis un lien à un moment)… Deux visages de la médecine, espérons qu’on oublie l’un d’eux au bout d’un moment. Merci de m’avoir lue 🙂

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  4. en effet, même indépendamment des courants doctrinaux, très peu de psychanalystes soutiendraient que la psychanalyse est une science… sur la « fureur de guérir » (il me semble que l’expression est de freud, à vérifier) c’est marrant, parce que la personne parmi les psychanalystes élèves de freud qui y était le plus attaché, Sandor Ferenczi, est également l’élève de freud qui, de mon point de vue, a produit les élaborations les plus riches et pertinentes: on lui envoyait toutes les personnes considérés comme « non analysables » ou « difficiles » de fait, la notion de redoublement du trauma (enfant abusé non cru par les adultes) celle de la sidération psychique lors d’un viol, du clivage corps/esprit qui se poursuit après une agression, de l’enfant devenant psychiatre de ses parents (ou de son agresseur) viennent de Ferenczi. Mais la totémisation des têtes de gondole (freud, lacan) empêche de s’intéresser à tous les autres moins connus…
    Sinon, mon détachement de la croyance à l’homéopathie a été très simple: quelques vidéos de débunkage, un article, et hop! je devais pas être très attaché à cette idée finalement 🙂

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    1. Pareil pour moi, c’est quelque chose que j’ai déconstruit assez vite mais ce n’était pas une croyance très engageante pour moi

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    2. Comme je te disais, je connais très mal ces aspects de la psychanalyse donc je préfère ne pas me prononcer là dessus précisément, mais je crois que la question de fond est de savoir si c’est une approche reproductible et dont on peut tester les prétentions (il ne devrait pas y avoir plus de difficulté à le faire que pour n’importe quelle théorie). Je ne sais pas si ça a été fait pour celles que tu évoques, j’ai tout au plus quelques notions sur le freudisme mais c’est tout

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  5. Désolée si mon commentaire est en double ou triple mais j’ai un bug sur mon ordinateur et c’est très frustrant d’écrire un commentaire sans savoir s’il a été publié ou non eheh

    Ton article et ton point de vue étaient vraiment très intéressants et je te rejoins complètement sur les points que tu as énoncés.
    Dans la médecine alternative sont concernées également de nombreuses pratiques telles que la sophrologie, ou l’hypnose. Ces pratiques agissent par le biais de la psychologie (notamment de l’inconscient) . Et en matière de psychologie, psychiatrie, cognition et cerveau humain en général, on est loin d’en connaître assez. Difficile de juger ce qui est efficace ou non lorsqu’on manque encore de données sur notre propre corps.

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    1. Je ne le vois qu’une fois donc ça doit être bon ! L’hypnose est un cas un peu à part, même si c’est une thérapie qui fait l’objet de pas mal de fantasmes, il y a des pratiques rarionnelles, scientifiques de l’hypnothérapie. Par exemple Jérémy Royaux qui animé le podcast Scepticisme scientifique, est hypnothérapeute et essaie d’ailleurs de déconstruire les idées reçues sur le sujet. Et sinon, je ne crois pas que le fait que des therapies aient des aspects psychologiques nous empêche de les évaluer… Justement les psycho thérapies sont évaluées elles aussi. Même si certains mécanismes ne sont pas entièrement compris, on peut quand-même avoir une idée du fait que ça change ou non l’état de patients 🙂

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  6. Coucou 🙂 Ton article est passionnant et très bien écrit. Tu as lu mon article sur mon blog donc tu connais mon « affection » pour ces médecines parallèles. Ce qui me gène dans cette tribune c’est la demande d’interdiction. Ne pourrait-on pas laisser les gens décider en connaissance de cause ? Bien sûr on pourra me répondre que tout le monde n’est pas au même niveau d’information. Soit. Dans ce cas il faut une fois de plus éduquer. Rappeler que la médecine traditionnelle reste impérative et prioritaire.

    D’ailleurs plutôt que médecine alternative je parlerais plutôt de médecine « complémentaire ». Dans mon cas par exemple, je ne suis pas parvenue à tomber enceinte après presque 1 an d’essai. Tous les bilans médicaux sont bons rien à signaler. Il faut juste laisser le temps au temps. Quel mal cela peut-il me faire que de faire de l’acupuncture ou bien de prendre de l’homéopathie. Même si cela n’est peut être que du placebo j’ai l’impression de faire quelque chose, d’être active dans cette démarche et de ne pas juste m’en remettre au destin. Psychologiquement cela m’aide.

    Je pense que chacun à un regard différent sur ces médecines parallèles. Bien évidement leur efficacité n’a pour certaines jamais été prouvée scientifiquement mais je ne suis pas sûre que les interdire n’apportera que du bon.

    En revanche quand j’entends certaines personnes substituer les vaccins par de l’homéopathie ou soigner des maladies graves par de l’acupuncture là non ! Comme toujours il suffit peut être d’éduquer un peu plus les mentalités.

    Au plaisir de te lire. A bientôt 🙂

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    1. Merci pour ta réponse ! Je pense qu’il faut bien définir ce qu’on pense avoir compris par « interdiction »… Si j’ai bien compris, il s’agit de rendre impossible pour les médecins diplômés d’exercer ces thérapies au titre de leur activité de médecin. En revanche, ça ne signifierait pas forcément une interdiction complète de la commercialisation des produits par exemple, mais les médecins ne pourraient pas participer à leurs promotions, et bien sûr cela ne serait plus remboursé comme c’est parfois le cas. Je pense que cette position est justifiée du point de vue des signataires par le fait que sinon, on laisse passer l’idée que cette thérapie est ok et scientifiquement pertinente « puisque mon médecin me la prescrit ». Le problème est le même avec les pharmaciens d’ailleurs, mais ils n’ont pas encore signé de tribunes (il faut dire que c’est un marché assez juteux pour eux, les produits homéopathiques, Fleurs de Bach etc^^) ! Après s’il s’agissait d’une interdiction complète, je ne la soutiendrais pas non plus car je pense effectivement que ça ne règlerait pas les soucis de fond, tout en braquant encore davantage ceux qui utilisent ces thérapies ou les exercent. Si on ne s’intéresse pas aux causes profondes, c’est parfois pire que tout (c’est un peu l’idée de mon article d’ailleurs, de suggérer qu’il faut aller vers les racines de la situation, se questionner sur les causes).

      Je pense aussi, par ailleurs, que l’effet placebo est quelque chose dont on peut bénéficier, et je comprends tout à fait ce que tu dis quand tu parles du sentiment d’être actif, de prendre soin de soi etc. Ce n’est pas forcément un problème ! Ce qui l’est, c’est de faire croire que c’est autre chose, ou que l’efficacité est due à des prétentions scientifiques alors que ce n’est pas le cas. Finalement, c’est une question de transparence en fait. A partir du moment où on a ces infos, ensuite, on peut jouer avec ces effets et en bénéficier (je ne sais pas si tu as lu le pdf que je mets en conclusion, mais ce point est abordé… et j’en ai aussi parlé dans la rubrique Esprit critique du blog, avec un article sur l’effet placebo).

      Encore une fois merci de m’avoir lue, et j’espère qu’on aura de nouveau l’occasion d’échanger ! A bientôt

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  7. Article hyper intéressant, encore une fois et je te rejoins sur pas mal de points.
    Il devient complètement évident que la bienveillance devrait être au centre de toutes les prises en charge médicales (des expériences où on m’a jugée, dévalorisée et ignorée, j’en ai à la pelle…).
    Je suis personnellement, en tant que grande cagneuse du dos et angoissée de nature, confrontée aux deux types de médecines dans mon quotidien.
    Ce qui me dérange énormément dans cette tribune, c’est ce qui me semble être une certaine arrogance de la part des signataires. Ils voient la médecine comme un joyeux monde manichéen, fait de noir et de blanc, alors que la réalité est, à mon humble avis, plutôt grise.
    Je n’ai pas spécialement de problème avec les médecins « traditionnels », j’en ai rencontré beaucoup qui étaient à l’écoute et de bon conseil. Je sais qu’ils font un métier difficile, qu’ils sont confrontés à des chieurs toute la journée et qu’ils ont des horaires impossibles. J’ai aussi parfaitement compris que la situation n’était plus tenable dans les hôpitaux, que beaucoup craquent et se tuent (dans tous les sens du terme, malheureusement) à essayer de nous soigner correctement.
    Mais j’en ai aussi rencontré d’autres, qui refusent de reconnaître qu’ils sont partiaux dans leurs prescriptions – souvent beaucoup trop abondantes, qui se « prennent pour Dieu le père » et prétende parfois savoir mieux que toi ce qui se passe dans ton corps, sans prendre une seconde pour t’écouter…Concernant mes problèmes de dos, j’ai entendu ABSOLUMENT TOUT ET N’IMPORTE QUOI de la part de différents médecins traitants, ce qui m’a donné la large impression que personne ne maîtrise grand chose, finalement. Le seul qui me soulage vraiment est mon ostéopathe, lui même kinésithérapeute. Il s’intéresse en profondeur aux causes de mon mal, thérapie pourtant balayée d’un revers de main par mon généraliste qui m’a dit texto « de toute façon, rien de tout ce qu’il vous fait n’est prouvé scientifiquement ».
    Pour la psychothérapie, je trouve que le raccourci est vraiment gros, quand on sait toutes les écoles que cela regroupe. Peut-être que certains courants sont discutables, mais certainement pas tous.
    Pour ce qui est du Reiki et de la sophrologie, j’ai longtemps été suivie par une praticienne maître Reiki qui m’a pratiquement sauvé la vie, qui m’a ouvert les yeux sur mon droit au bonheur et a considérablement atténué mes crises d’angoisse (alors que j’avais fini par m’abrutir de cachets). Idem pour ma psy actuelle, également sophrologue qui m’a sortie d’une spirale infernale de culpabilisation et a été pour beaucoup dans ma « renaissance » de l’année dernière.
    Je pratique la méditation plusieurs fois par semaine et je réalise avec stupeur que c’est considéré comme une médecine non-conventionnelle et donc potentiellement couvert par la tribune. C’est personnellement d’une très grande aide pour gérer les accès de colère qui peuvent m’atteindre quand je me sens vulnérable.
    Je crois qu’il n’y a pas forcément de réponse scientifique à tout et j’adore l’idée que dans un avenir plus ou moins proches, les médecines conventionnelles et alternatives pourront marcher main dans la main, sans se tirer systématiquement dans les pattes, avec l’écoute et l’empathie au centre de toute démarche.
    Je n’ai cependant jamais eu l’impression de me « soigner » en faisant appel à une médecine alternative, c’est plus pour moi une manière de panser mes plaies mentales, qui parfois vont jusqu’à me faire du mal physiquement.
    La publication de cette tribune est une bonne chose au sens où certaines personnes sont persuadées que les médecines alternatives peuvent remplacer les médecines conventionnelles. C’est, à mon avis, une erreur totale de croire ça. Il doit y avoir une place pour les deux, toutes proportions gardées.
    *Mais qu’on l’arrête bon sang* 😛
    Bref, je stoppe là, je pourrais blablater des heures !!!
    Encore merci pour ton article
    Très belle journée

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    1. Tu mets le doigt sur un truc intéressant je trouve, c’est que le flou de la définition des médecine « alternatives » pose souci… Si on ne sait pas exactement ce qui est ciblé, à part l’homéopathie qui revient souvent, ça n’aide pas à y voir clair. De ce que j’ai compris, cela cible vraiment les théories pseudo scientifiques qui font appel à des concepts particuliers et prétendent pouvoir expliquer leur efficacité avec des mécanismes précis qui sont invalidés par les études scientifiques : ça recouvre donc l’homéopathie ou les fleurs de Bach, probablement une partie de l’ostéopathie, une partie aussi des thérapies dites énergétiques… Mais pas forcément l’hypnothérapie par exemple, et pas forcément la méditation qui ne représente pas une théorie à elle seule (c’est plutôt un outil, une pratique). Je trouve aussi vraiment intéressant ce que tu soulignes par rapport au fait que tu différencies ton mieux être lié à ce type de thérapies d’un soin médical. C’est sûrement ce que la tribune veut pointer de manière plus abrupte, le fait qu’on ne doit pas faire croire que c’est équivalent

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      1. On est bien d’accord, ce n’est pas équivalent tout simplement parce que ce n’est pas la même chose. Je comprends parfaitement les médecins fatigués de se heurter à toujours plus de méfiance et à voir les gens brandir des médecines alternatives comme des solutions miracles à tout…Il est vrai que beaucoup de gens ne font pas la distinction entre les deux et mettent tout sur un pied d’égalité. Je crois que c’est une erreur. Après, aux individus de se forger leurs propres croyances (on ne peut pas convaincre tout le monde) et aux médecins d’essayer faire de la pédagogie sans « froisser » systématiquement leur interlocuteur.rice. Bref, ya du boulot 😉

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      2. Toute la difficulté est ensuite dans le fait de forger ces avis avec les outils adéquats. Les institutions ont aussi un rôle à jouer là dedans, quand un médecin généraliste prescrit de l’homéopathie comme n’importe quoi d’autre et qu’à la pharmacie c’est aussi présenté sur le même plan que le reste, ce n’est ni honnête ni transparent. On devrait être clair sur le fait que rien dans les données scientifiques existantes ne laisse penser que ces granules (qui coûtent super cher au kilo…) ont une efficacité autre que celle de n’importe quel placebo. Et là pour le coup on est loin du compte. Comme tu dis, y’a du boulot 🙂

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  8. Coucou 🙂

    Tu avais raison en postant sous mon article sur l’homéopathie, nos points de vue se rejoignent !
    Il y a vraiment un point hyper intéressant je trouve, c’est le fait d’avoir l’impression d’être pris en charge. Et oui, ce sont les médecins traditionnels qui ont amené cet engouement envers l’homéopathie à mon sens. Lorsqu’on ressort frustré d’un RDV, avec l’impression que nos maux sont pris à la légère, clairement on a envie de tester autre chose. Et le point positif des homéopathes et cie, c’est vraiment le temps accordé aux patients. ça joue énormément !

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  9. Ton article est très intéressant et je te rejoins sur de nombreux points. En revanche de mon côté, je ne vais pratiquement jamais chez mon médecin. (En dehors de certificat médical pour les compétitions) car bizarrement je n’ai pas confiance. Pour moi tout ce qui les intéresse c’est d’enchaîner leurs patients afin de faire du chiffre et de vendre des medoc recommandés par des industries qui leurs promettent de jolie primes (ou cadeaux). J’espère cependant qu’ils ne sont pas tous comme ça mais ayant plutôt une bonne santé je me contente de ça et jusque ici ça me va 😊

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    1. Oh oui bien sûr qu’il y a des médecins qui ne fonctionnent pas comme ça, c’est un des points que je n’ai peut-être pas souligné dans l’article, mais justement sur le site du Formindep par exemple tu peux trouver les noms des médecins près de chez toi qui refusent tout lien avec les industries par exemple 🙂 Et sur les réseaux sociaux, de nombreux médecins parlent de leur métier, et c’est souvent très touchant. Par contre, en effet je suis rarement malade moi aussi, et je ne vais chez le médecin qu’en cas de réelle nécessité 🙂

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